Le métré est la mesure des quantités d'un ouvrage de construction : longueurs, surfaces, volumes, nombres. Il sert à chiffrer avant les travaux, puis à vérifier ce qui a été réalisé.
Le mot désigne à la fois une action et un document. L'action consiste à mesurer, sur les plans ou sur place, chaque ouvrage d'un bâtiment et à l'exprimer dans son unité. Le document est la liste ordonnée de ces quantités, ouvrage par ouvrage, qui sert ensuite à établir un prix.
On parlait autrefois de toisé, d'après la toise, ancienne unité de longueur d'avant le système métrique. La personne qui établit le métré est le métreur ; dans les cabinets d'économie de la construction, c'est souvent l'économiste qui le fait ou le contrôle.
Un métré ne contient pas de prix. Il répond à la question « combien ? » : combien de mètres linéaires de plinthe, de mètres carrés d'enduit, de mètres cubes de béton, de portes à l'unité. La question « combien ça coûte ? » vient après, quand chaque quantité est multipliée par un prix unitaire.
Le même métré sert à plusieurs moments de la vie d'un projet. Les entreprises du bâtiment s'en servent surtout pour répondre aux appels d'offres : sans quantités, pas de prix défendable.
Dans un marché à prix global et forfaitaire, les quantités inscrites dans le cadre de DPGF sont souvent indicatives. Le prix de l'entreprise couvre l'ouvrage entier : c'est pourquoi elle refait ses propres quantités au lieu de reprendre celles du dossier.

Plusieurs mots tournent autour de la mesure des ouvrages. Ils ne sont pas interchangeables, et les confondre crée des malentendus dans un dossier de consultation.
Le mesurage des surfaces d'un lot de copropriété, par exemple, suit ses propres règles et n'a rien à voir avec le métré des travaux : il décrit un bien à vendre, pas un ouvrage à construire.
Sur les chantiers et dans les bureaux d'études, on dit « métré » pour tout : l'avant-métré d'une offre comme le relevé de fin de travaux. Précisez le sens quand une quantité engage un prix ou une facture.
Pendant longtemps, le métré se faisait sur des tirages papier, avec un réglet à l'échelle, un crayon de couleur par ouvrage et une calculatrice. La méthode n'a pas changé : on mesure plan par plan, ouvrage par ouvrage, et on garde la trace de chaque calcul.
Ce qui a changé, c'est le support. Les plans d'un dossier de consultation arrivent presque toujours en PDF. On les mesure à l'écran, après avoir réglé l'échelle, et les quantités vont directement dans un tableur au lieu d'être recopiées à la main.
Avec LM, vous ouvrez le plan PDF dans le navigateur, sans installation. L'échelle est lue dans le cartouche, ou calibrée sur une cote connue. Chaque tracé surligné devient une ligne de métré avec sa couleur, et l'export Excel range les quantités dans un onglet par lot, avec les totaux par unité.
Une quantité qui ne renvoie à aucun plan ne se vérifie pas. Notez toujours le repère du plan et son indice à côté de chaque ligne.
Métré : vos questions
Pour faire un métré, utilisez LM, le logiciel métré : vous ouvrez le plan PDF dans le navigateur, vous surlignez chaque ouvrage et la quantité s'inscrit dans une ligne de métré. La mesure à la main est gratuite et sans limite, sans carte bancaire.
Il vient de « mètre » : c'est la mesure en mètres des ouvrages. Avant le système métrique, on parlait de toisé, du nom de la toise, ancienne unité de longueur.
Côté maîtrise d'œuvre, l'économiste de la construction ou le bureau d'études ; côté entreprise, le métreur, le chiffreur ou l'artisan lui-même. Chacun établit souvent le sien, car l'entreprise s'engage sur son prix et non sur les quantités d'un autre.
Pas tout à fait. Le métrage est une longueur mesurée, par exemple le métrage d'un rouleau ou d'un câble. Le métré est le relevé complet et ordonné de toutes les quantités d'un ouvrage, quelle que soit leur unité.
Pour aller plus loin
Votre métré, surligné.
Déposez le plan, surlignez les ouvrages : les quantités se remplissent. Gratuit pour la mesure à la main.
Métré : vos commentaires
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