Le CCTP faux plafond décrit les plafonds suspendus par type de local : nature des dalles ou des plaques, ossature, hauteur de plénum, performances acoustiques et feu, rives et trappes. C'est un lot où presque tous les autres viennent percer.
Le CCTP du lot faux plafonds s'appuie sur le NF DTU 58.1, qui traite des plafonds suspendus. Il décrit, pour chaque famille de plafond, le matériau, le format, l'ossature et les performances, puis affecte chaque famille aux locaux par un tableau ou par un code sur le plan de plafond.
Les ouvrages qu'on y rencontre :
L'article d'un plafond suspendu fixe la hauteur sous plafond fini et la hauteur de plénum. Un plénum important impose des suspentes plus longues, parfois des contreventements, et un temps de pose plus élevé. Le CCTP fixe aussi la réaction au feu des dalles et leur coefficient d'absorption acoustique : deux dalles d'apparence voisine peuvent avoir des prix très éloignés.
Le second piège tient aux découpes. Chaque luminaire encastré, chaque bouche de ventilation, chaque tête de sprinkler perce le plafond. Le CCTP dit qui découpe, qui renforce l'ossature sous un luminaire lourd, et qui fournit les cadres de finition. Sans réponse claire, ces travaux restent orphelins jusqu'au chantier.
« Plafond suspendu en dalles minérales 600 × 600, bord droit, ossature apparente laquée blanc, hauteur de plénum selon coupes, y compris cornières de rive, suspentes et découpes pour appareils des lots techniques. » Ici, les cornières et les découpes sont dans le prix au m².

Les plafonds se mesurent en mètre carré (m²) de surface vue, local par local, entre les murs ou les cloisons finis. Les cornières de rive se comptent en mètre linéaire (ml) quand la DPGF les isole ; les joues et retombées en ml avec leur hauteur ou en m². Trappes, cadres et découpes se comptent à l'unité (U).
Exemple sur un bureau de 4,80 × 3,90 m : la surface de plafond est 4,80 × 3,90 = 18,72 m². Le périmètre, qui donne la cornière de rive, vaut 2 × (4,80 + 3,90) = 17,40 ml. Sur un étage de 14 bureaux identiques, cela fait 262,08 m² et 243,60 ml.
Erreur fréquente : prendre la surface habitable indiquée dans le cartouche de la pièce. Elle peut exclure des zones que le plafond couvre, comme une gaine ou un placard. Mesurez la surface de plafond sur le plan de faux plafond lui-même.
| Repère | Désignation | U. | Qté | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Étage de bureaux (exemple) | |||
| 2 | P1 | Dalles minérales 600 × 600, 14 bureaux | m² | 262,08 |
| 3 | P2 | Cornière de rive | ml | 243,60 |
| 4 | T1 | Trappe de visite | U | 6 |
| 5 | Total plafonds P1 | m² | 262,08 | |
La trame jointe propose un article par famille de plafond et les articles communs : ossature, rives, trappes, découpes, réception. Elle aide à vérifier qu'un CCTP faux plafond reçu affecte bien une famille à chaque local.
Avant de chiffrer, superposez le plan de faux plafond et le plan d'électricité, puis celui de ventilation. Comptez les appareils qui traversent vos dalles : ce nombre dit combien de découpes et de renforts vous attendent. Vérifiez aussi le sort des cloisons : si elles s'arrêtent sous votre plafond, l'isolement acoustique entre bureaux peut demander un écran dans le plénum, souvent décrit au lot plâtrerie.
Le lot comprend les plafonds suspendus des locaux listés en annexe. Les ouvrages respectent le NF DTU 58.1. Préciser les lots avec lesquels les découpes et renforts sont coordonnés.
Pour chaque local : famille de plafond, hauteur sous plafond fini, hauteur de plénum. Le tableau prévaut sur les mentions des plans en cas d'écart : [à confirmer].
Format, type de bord, réaction au feu, absorption acoustique exigée. Ossature apparente, teinte, suspentes adaptées au plénum.
Lames ou dalles métalliques, plafonds bois, plafonds de locaux humides. Préciser finition, perforation et voile acoustique éventuel.
Cornières de rive, joues verticales entre deux hauteurs, retombées en façade. Préciser l'unité de comptage retenue.
Trappes de visite aux emplacements validés avec les lots techniques. Découpes pour luminaires, bouches et têtes de détection, avec cadres de finition.
Renforts d'ossature sous appareils lourds, suspensions indépendantes si exigées. Liste établie avec les lots électricité et CVC.
Contrôle de la planéité et de l'alignement des ossatures, remplacement des dalles tachées ou épaufrées avant réception. Remise de dalles de réserve si demandée.
CCTP faux plafond : vos questions
Pour métrer un CCTP faux plafond, utilisez LM, le logiciel métré : vous surlignez chaque local sur le plan PDF avec la couleur de sa famille de plafond, et les surfaces se totalisent par type. Le pack de 25 planches de relevé automatique coûte 240 € TTC, soit 9,60 € TTC la planche, sans expiration ; à l'unité, la planche standard est à 12 € TTC, dès 5 planches (60 € TTC).
Seulement si le CCTP ou la DPGF le demande. Souvent, l'article du plafond les inclut dans le prix au m². Dans le cas contraire, leur longueur est le périmètre de chaque local, moins les parties sans rive.
La réponse se trouve dans les limites de prestation des deux lots. Le plus fréquent : le plaquiste ou le plafonneur découpe, l'électricien pose et raccorde. Les luminaires lourds peuvent exiger une suspension indépendante, à attribuer clairement.
Oui, les deux termes désignent le plus souvent le même ouvrage. Les plafonds en plaques de plâtre peuvent toutefois être rattachés au lot plâtrerie, et les plafonds en dalles au lot faux plafonds.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
Mesure à la main gratuite sur vos plans PDF, relevé automatique à 12 € TTC la planche, export Excel par lot.
CCTP faux plafond : vos commentaires
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