Le CCTP zinguerie décrit ce qui recueille et évacue l'eau de la toiture, et ce qui rend étanches ses points singuliers : gouttières, chéneaux, descentes, noues, solins, abergements. Il dit aussi comment ces ouvrages se comptent.
La zinguerie est souvent un chapitre du lot couverture, parfois un lot à part sur les grandes opérations. Son CCTP suit une trame stable : généralités, matériaux, évacuation des eaux pluviales, raccords avec la couverture, habillages, puis essais et réception.
Ce qui change le plus d'une affaire à l'autre, c'est le métal. Zinc naturel ou prépatiné, cuivre, aluminium laqué, acier galvanisé : chacun a ses épaisseurs, ses assemblages (soudure à l'étain, rivets, emboîtement) et ses précautions de pose.
Le zinc supporte mal l'eau qui a ruisselé sur du cuivre, le contact avec certains bois acides ou avec du plâtre frais. Un bon CCTP le rappelle ; s'il n'en dit rien et que l'ouvrage s'y prête, posez la question avant de chiffrer.
Chaque article décrit un ouvrage, son métal, sa section et ce qui est compris dans le prix. Les mots « y compris » pèsent autant que le reste : ils disent si les crochets, les talons ou les joints de dilatation se chiffrent à part.
Pour les descentes, l'article précise le diamètre, les colliers, le dauphin en pied (fonte ou acier) et le raccordement au regard posé par le lot assainissement ou VRD. Pour les abergements, il écrit souvent « à l'unité, toutes sujétions » : comptez-les un par un, en notant la dimension de l'ouvrage traversant.
« Gouttière pendante demi-ronde en zinc naturel, développé 33, y compris crochets, talons, joints de dilatation et raccords aux naissances. » Ici, il reste à compter la gouttière au ml et les naissances à l'unité, rien d'autre.

Le métré de zinguerie se fait sur deux familles de plans. Les longueurs d'égout, de rive et de noue viennent du plan de toiture ; les hauteurs de descente viennent des coupes ou des élévations.
Exemple : quatre descentes de 6,30 m entre l'égout et le dauphin donnent 4 × 6,30 = 25,20 ml. Si le dauphin est compté à l'unité dans la DPGF, ne l'ajoutez pas à la longueur de descente.
| Désignation | U. | Qté | |
|---|---|---|---|
| 1 | Bâtiment A, exemple | ||
| 2 | Gouttière zinc développé 33 | ml | 48,60 |
| 3 | Naissance et moignon | U | 4 |
| 4 | Descente zinc diamètre 100 | ml | 25,20 |
| 5 | Dauphin fonte | U | 4 |
| 6 | Abergement de cheminée | U | 1 |
| 7 | Noue en zinc | ml | 7,40 |
La trame reprend les articles d'un lot zinguerie courant, du choix du métal aux essais d'écoulement. Posez-la à côté du CCTP du dossier et cochez chaque article : ce qui manque saute aux yeux. Pour une petite affaire de couverture, elle sert aussi de base de rédaction.
Avant de l'utiliser, adaptez trois choses : le métal et sa finition, la liste des points singuliers de la toiture, et la limite avec le couvreur (qui fournit les crochets, qui pose les bandes de solin, qui façonne les noues).
Si les plans et le CCTP ne disent pas la même chose, par exemple une descente dessinée en façade mais absente des articles, signalez l'écart dans l'offre au lieu de trancher seul.
Objet du lot, documents de référence et limites de prestation avec la couverture, l'étanchéité et l'assainissement. Préciser qui fournit et pose les crochets, les bandes de solin et les raccords aux regards. À adapter à l'allotissement de l'affaire.
Nature du métal (zinc naturel ou prépatiné, cuivre, aluminium laqué, acier galvanisé), épaisseur, finition et teinte. Rappeler les précautions de contact entre métaux et avec les supports. À compléter selon le choix de l'architecte.
Forme (demi-ronde, nantaise, havraise, chéneau encaissé), développé, pente de pose selon les règles de l'art, crochets, talons et joints de dilatation. Indiquer si les naissances sont comprises ou comptées à l'unité.
Diamètre, colliers, coudes, dauphins en pied et raccordement aux regards du lot concerné. Préciser la hauteur retenue pour le métré et l'unité de comptage des dauphins.
Noues en métal façonné, solins et bandes porte-solin, abergements de cheminées, de sorties et de fenêtres de toit. Comptage à l'unité, toutes sujétions, avec la dimension de l'ouvrage traversant.
Habillages de rives et de bandeaux, couvertines d'acrotères et de murets : développé, pattes de fixation, recouvrements. Unité : ml, ou m² pour les habillages de grande largeur.
Protection des ouvrages pendant le chantier, crapaudines sur les naissances, accès pour l'entretien. À adapter selon la présence d'arbres et l'accessibilité de la toiture.
Essai d'écoulement des gouttières et chéneaux, contrôle des pentes, des raccords et des fixations. Remise des fiches techniques des matériaux au dossier des ouvrages exécutés.
CCTP zinguerie : vos questions
Pour faire le métré d'un lot zinguerie, utilisez LM, le logiciel métré : ouvrez le plan de toiture en PDF dans le navigateur, surlignez les égouts et les noues, comptez les naissances, et chaque tracé devient une ligne au ml ou à l'unité, exportée vers Excel. Mesurer à la main est gratuit.
Pas forcément. Sur une maison ou un petit bâtiment, la zinguerie est un chapitre du CCTP couverture. Sur une opération plus grande, elle peut former un lot séparé. Dans les deux cas, vérifiez qui fournit et pose les ouvrages de raccord : solins, abergements, crochets.
À la longueur, mesurée le long de l'égout, en mètres linéaires. Le « développé » désigne la largeur de la bande de métal avant façonnage, par exemple 25 ou 33 cm : il sert à choisir l'ouvrage, pas à le compter.
Il renvoie aux documents de la couverture concernée, par exemple le NF DTU 40.21 quand la toiture est en tuiles à emboîtement, et aux règles de mise en œuvre du métal choisi. La liste exacte figure dans les généralités du CCTP de l'affaire.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
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CCTP zinguerie : vos commentaires
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