Le CCTP charpente métallique décrit l'ossature en acier d'un bâtiment : portiques, poteaux, poutres, pannes, lisses, contreventements, ancrages et protections. Il se chiffre surtout au tonnage, d'où l'intérêt de mesurer chaque profilé sur les plans.
Le CCTP du lot charpente métallique renvoie au NF DTU 32.1, qui traite de la charpente en acier. Il concerne surtout les halls, entrepôts, bâtiments industriels et commerciaux, mais aussi les structures mixtes de bâtiments tertiaires.
On y trouve, dans l'ordre le plus fréquent :
La première question qu'un CCTP charpente métallique tranche est celle des études. Si l'entreprise produit la note de calcul, elle choisit les sections et porte la responsabilité de la stabilité ; si le maître d'œuvre fournit des plans de structure, l'entreprise les reprend en plans d'exécution. Les deux cas ne demandent pas le même temps d'ingénierie.
Le deuxième sujet est l'interface avec le gros œuvre. Les tiges d'ancrage sont-elles fournies par le charpentier et posées par le maçon dans les massifs, avec un gabarit ? Qui réalise le calage et le scellement sous platine ? Une erreur d'implantation des tiges se paie au montage : le CCTP prévoit souvent un contrôle contradictoire avant levage.
« Portiques en profilés laminés, sections selon note de calcul de l'entreprise, assemblages boulonnés, protection par galvanisation à chaud, y compris platines, raidisseurs, boulonnerie et fourniture des tiges d'ancrage avec gabarits. » Les tiges sont fournies, mais pas posées : le maçon les scelle.

La charpente métallique se chiffre le plus souvent au kilo (kg) ou à la tonne (t) d'acier. Le tonnage se construit profilé par profilé : longueur relevée sur le plan, multipliée par le poids au mètre du catalogue, plus une part d'assemblages fixée par le CCTP ou par votre usage. Les protections se comptent en m² de surface à traiter ou se rapportent au tonnage. Les tiges d'ancrage et les platines peuvent se compter à l'unité (U).
Exemple de portique : 2 poteaux de 6,50 m et 2 traverses de 12,40 m, en profilés de 42,2 kg/ml dans cet exemple. Longueur : 13,00 + 24,80 = 37,80 ml. Poids : 37,80 × 42,2 = 1 595,16 kg. Pour un hall de 8 portiques identiques : 12 761,28 kg, soit environ 12,76 t avant pannes, lisses et contreventements.
Erreur fréquente : prendre la portée en plan pour la longueur des traverses. Sur un portique à deux versants, la traverse est inclinée ; sa longueur se lit sur la coupe.
| Repère | Désignation | U. | Qté | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Hall de stockage, 8 portiques (exemple) | |||
| 2 | S1 | Poteaux, 16 × 6,50 m à 42,2 kg/ml | kg | 4 388,80 |
| 3 | S2 | Traverses, 16 × 12,40 m à 42,2 kg/ml | kg | 8 372,48 |
| 4 | A1 | Tiges d'ancrage avec gabarit | U | 64 |
| 5 | Total structure primaire | kg | 12 761,28 | |
La trame sépare structure primaire, structure secondaire et stabilité, comme le ferait une note de calcul. Les ancrages ont leur propre article, avec deux crochets à remplir : qui pose les tiges, qui scelle sous platine. C'est souvent là que se joue la réussite du montage d'un bâtiment d'activité.
Les autres lots s'accrochent à votre ossature. Le bardage et la couverture en bac acier se fixent sur vos pannes et vos lisses : leur entraxe doit correspondre. Le désenfumage demande des chevêtres pour les exutoires. Les portes sectionnelles ont besoin de cadres d'huisserie, souvent au lot charpente. Une centrale photovoltaïque en toiture ajoute une charge à intégrer dès la note de calcul.
Le lot comprend l'ossature métallique du bâtiment. Les ouvrages respectent le NF DTU 32.1. Préciser les limites avec le gros œuvre, la couverture, le bardage et les fermetures.
Note de calcul, plans d'exécution et plans d'atelier à la charge de [l'entreprise ou du maître d'œuvre], charges climatiques et d'exploitation, charges des équipements en toiture.
Portiques, poteaux, poutres en profilés laminés ou reconstitués soudés, assemblages boulonnés ou soudés. Nuance d'acier à préciser.
Pannes et lisses, entraxes compatibles avec la couverture et le bardage, liernes, bretelles, chevêtres pour exutoires et baies.
Palées de stabilité, poutres au vent, contreventements de toiture et de façade, selon la note de calcul.
Fourniture des tiges d'ancrage et des gabarits, pose par [lot], contrôle d'implantation avant levage, calage et scellement sous platine par [lot].
Galvanisation à chaud ou système de peinture adapté à l'ambiance. Retouches après montage. Certificats à remettre.
Protection au feu selon la stabilité exigée, si confiée au lot. Contrôle des aplombs et des serrages, plans conformes à l'exécution.
CCTP charpente métallique : vos questions
Pour métrer un CCTP charpente métallique, utilisez LM, le logiciel métré : vous mesurez chaque profilé sur les plans PDF, une couleur par section, et l'export Excel donne les longueurs pour le calcul du tonnage. Le relevé automatique coûte 12 € TTC la planche standard, de 6 à 24 € TTC par page selon le format et la densité, avec un achat de 5 planches au moins (60 € TTC) dont le solde reste sur votre compte.
Mesurez les éléments dessinés sur les plans de consultation, appliquez le poids au mètre des sections indiquées ou pressenties, puis ajoutez les assemblages selon votre usage. Indiquez dans l'offre les hypothèses retenues.
Leur fourniture l'est souvent, avec les gabarits ; leur pose dans les massifs revient en général au gros œuvre. Le CCTP fixe la règle et prévoit un contrôle d'implantation avant levage.
Le CCTP la confie au lot charpente métallique ou à un lot spécialisé. Peinture intumescente ou projection, elle dépend de la stabilité au feu exigée par la notice de sécurité.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
Mesure à la main gratuite sur vos plans PDF, relevé automatique à 12 € TTC la planche, export Excel par lot.
CCTP charpente métallique : vos commentaires
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