Le CCTP plomberie décrit l'alimentation en eau froide et chaude, la production d'eau chaude, les évacuations, les appareils sanitaires et les essais. Il fixe aussi ce que comprend le prix de chaque appareil.
Le CCTP plomberie, qu'on appelle aussi CCTP plomberie sanitaire, s'appuie sur le NF DTU 60.1 pour la mise en œuvre et sur le NF DTU 60.11 pour les règles de calcul des réseaux. Il part du compteur et va jusqu'au dernier appareil, puis repart de l'appareil vers le collecteur d'évacuation.
On y lit, dans l'ordre le plus courant :
Dans un CCTP sanitaire, l'article d'un appareil est un petit cahier des charges à lui seul. Il donne la gamme, les dimensions, le mode de fixation et la robinetterie, et il dit ce qui est compris dans le prix.
Les WC suspendus en sont le meilleur exemple. Le bâti-support est-il fourni par le plombier ? Le renfort dans la cloison est-il au lot plâtrerie ? La plaque de commande est-elle comprise ? Selon la réponse, la même ligne de DPGF ne couvre pas le même travail. Même logique pour les douches : receveur fourni par le plombier, ou douche à l'italienne dont le carreleur fait la forme de pente.
« Lavabo en céramique blanche, fixation murale, mitigeur à cartouche, siphon, bonde et flexibles, y compris raccordement aux attentes d'eau et d'évacuation et joint silicone. » Le prix est à l'unité : les attentes elles-mêmes sont comptées dans les réseaux.

Les appareils et les équipements (ballons, nourrices, disconnecteurs) se comptent à l'unité (U). Les canalisations se mesurent en mètre linéaire (ml), par diamètre et par matériau, en séparant l'alimentation et l'évacuation. Une production d'eau chaude collective peut être chiffrée en ensemble (ens).
Exemple sur un immeuble de bureaux : un bloc sanitaire type comprend 2 WC suspendus, 2 lavabos et 1 urinoir. Il est répété sur 4 niveaux, soit 8 WC, 8 lavabos et 4 urinoirs. La chute qui dessert ces blocs traverse 4 niveaux de 3,00 m : 4 × 3,00 = 12,00 ml, plus 1,50 ml de ventilation primaire au-dessus de la toiture, soit 13,50 ml.
Erreur fréquente : compter les appareils sur le plan d'un seul niveau et oublier de multiplier, ou l'inverse, compter deux fois un bloc que deux plans représentent.
| Repère | Désignation | U. | Qté | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Blocs sanitaires R0 à R+3 (exemple) | |||
| 2 | S1 | WC suspendu avec bâti-support | U | 8 |
| 3 | S2 | Lavabo avec mitigeur | U | 8 |
| 4 | S3 | Urinoir | U | 4 |
| 5 | E1 | Chute eaux usées PVC | ml | 12,00 |
| 6 | E2 | Ventilation primaire en toiture | ml | 1,50 |
| 7 | Total chute et ventilation | ml | 13,50 | |
Dans la trame, chaque famille d'appareils a son article, avec la liste de ce qui est compris : robinetterie, bâti, vidage, fixations. Comparez cette liste à celle du CCTP reçu ; un accessoire absent des deux côtés finira à votre charge sur le chantier.
Les essais méritent une ligne dans votre prix. Le CCTP demande en général un essai d'étanchéité sous pression des réseaux d'alimentation avant fermeture des gaines, un essai d'écoulement des évacuations, puis le rinçage et la désinfection avant la mise en service.
Le lot comprend les réseaux d'alimentation, la production d'eau chaude, les évacuations et les appareils sanitaires. Rappeler le NF DTU 60.1 et le NF DTU 60.11. Préciser l'origine de l'installation et les ouvrages confiés aux VRD et au gros œuvre.
Comptage, disconnecteur, nourrices et réseaux par matériau et par diamètre. Raccords, supports, fourreaux et calorifuge anti-condensation compris dans le prix au mètre linéaire.
Type de production [ballon électrique, thermodynamique, collective], capacité selon le calcul des besoins, emplacement. Préciser l'alimentation électrique et son titulaire.
Réseaux calorifugés, bouclage si la longueur des antennes l'exige, organes d'équilibrage. Comptage par diamètre.
Chutes, collecteurs et branchements en PVC, ventilations primaires sortant en toiture, tampons de dégorgement. Pentes selon le DTU. Traversées de toiture à coordonner avec la couverture ou l'étanchéité.
Pour chaque appareil : gamme, dimensions, fixation, robinetterie et accessoires compris. Préciser la fourniture des bâtis-supports et des renforts en cloison.
Appareils et barres d'appui pour les sanitaires adaptés, aux emplacements des plans. Préciser les renforts nécessaires dans les parois.
Essai d'étanchéité des réseaux d'alimentation sous pression avant fermeture, essai d'écoulement des évacuations, rinçage et désinfection. Remise des procès-verbaux et du dossier des ouvrages exécutés.
CCTP plomberie : vos questions
Pour métrer un CCTP plomberie, utilisez LM, le logiciel métré : vous comptez les appareils et mesurez les réseaux sur les plans PDF, puis l'export Excel range le métré dans un onglet par lot, avec les totaux par unité. L'abonnement Essentiel, à 59 € TTC par mois, comprend 12 planches de relevé automatique.
Oui dans la plupart des marchés : le lot s'intitule « plomberie sanitaire ». Certains maîtres d'œuvre séparent les appareils sanitaires des réseaux, ou rattachent la plomberie au lot chauffage-ventilation. Le sommaire du CCTP le montre tout de suite.
Pas toujours. Les canalisations enterrées sont souvent posées par le gros œuvre avant le coulage du dallage, le plombier reprenant à partir des attentes. Repérez dans les limites de prestation le point exact où votre lot prend la suite.
Mesurez le trajet probable depuis la nourrice ou la colonne jusqu'à chaque appareil, sur le plan, et ajoutez les remontées verticales lues sur les coupes. Notez cette hypothèse dans votre offre.
Pour aller plus loin
Le CCTP lu, le plan mesuré.
Mesure à la main gratuite sur vos plans PDF, relevé automatique à 12 € TTC la planche, export Excel par lot.
CCTP plomberie : vos commentaires
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